Les helvétismes de l’école

«J’ai fait six en maths!» Et quoi? Alors que l’écolier se réjouit, le regard du Français est perplexe. Chez lui, on a 20 pour un travail parfait… L’école romande, donc. Si les mots ont un sens, alors l’école enfantine doit davantage s’intéresser aux élèves que son équivalent français, la maternelle qui s’occupe, elle… des mamans. En Suisse romande, les parents fourrent les livres au début de l’année, parfois même ils les doublent au fourré, tandis que leurs collègues de France se contentent de les recouvrir. Dans les cantons, on courbe les cours, que les Français sèchent. Encore? Les écoles universitaires de Suisse sont hautes, alors qu’elles sont grandes en France. Le plus léger des helvétismes, maintenant: l’école des Romands forme des volées. Sur la branche, des moineaux sur le départ, et qui piaffent – forcément: des étudiants en fin de formation, prêts à apporter vie et jeunesse là où ils iront se poser et travailler. Pour cette même réalité d’une classe d’élèves, les Français parlent de promotion, probable héritage de la IIIe République, quand avancement et réussite récompensaient à coup sûr l’heureux titulaire de diplômes. Ainsi, Ségolène Royal, François Hollande et Dominique de Villepin faisaient tous les trois partie de la promotion Voltaire de l’ENA, en 1980. Leurs carrières se sont envolées depuis – la question devenant: peut-on ensuite changer de branche?

Source : Le Temps

 

 

 

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